Je me laisse l’option

octobre 22, 2015

Comment résister à l’idéologie dominante tout en évitant le délit d’opinion? À défaut d’attaquer, tout au moins ne pas se soumettre.

Es-tu homophobe? Je me laisse l’option.

Es-tu homosexuel? Je me laisse l’option.

Es-tu pour la peine de mort? Je me laisse l’option.

Es-tu raciste? Je me laisse l’option.

As-tu la haine de l’autre? Je me laisse l’option.

Processus naturels

décembre 11, 2012

Pour faire des hommes noirs et blancs, il faut 100 000 ans. Pour faire des métisses, il n’en faut qu’1.

La Science répond-elle à « Pourquoi? » ou à « Comment? »

janvier 5, 2012

Aux deux mon capitaine. Mais répondre à « Pourquoi? » ou à « Comment? » ne relève pas forcément de la Science.

La Science en gros

janvier 4, 2012

Nous avons donc

Science = Étude de la vérité

avec

Vérité = Ce qui a un sens

= Logique

= Cohérence

= Ce qui peut interférer

Même si chacun a sa propre perception de la vérité, on suppose naturellement qu’il n’y a qu’une seule vérité. De ces hypothèses on déduit par exemple que
– l’Histoire est une matière scientifique.
– ce qui n’interfère pas avec notre monde sensible (e.g., un « esprit » dans la pièce qui ne se manifeste jamais) ne relève pas de la vérité, donc pas de la Science.

La liberté d’expression: un but en soi ou juste un moyen?

novembre 9, 2011

Juste un moyen. Soutenir la liberté d’expression est pour certains humains un moyen d’être plus heureux. Le but en soi, c’est le bonheur, comme d’habitude. La liberté d’expression permet de diversifier la communication au sein d’une société. Elle peut aussi maintenir l’ordre public : quelqu’un qui n’est pas écouté, peut à force de frustrations devenir violent.

Mais la liberté d’expression a ceci d’ambigu qu’elle inclut aussi la liberté de diffusion. En effet, rien ne sert de s’exprimer si le message n’arrive pas au récepteur. Or, dans beaucoup de cas, la liberté d’expression accordée aux autres est cause de souffrance pour soi-même. Il convient alors de la réduire. De belles âmes telles Voltaire ou Robert Ménard prétendent vouloir garantir une liberté d’expression généralisée. Ce sont au mieux des idéalistes, au pire des malades psychiatriques. En fait, pas tant que ça, puisque ces défenseurs des libertés énoncent toujours à leur gré quelques exceptions : pas de diffamation, pas d’incitation à la violence, pas de propos racistes, pas d’exhibition sexuelle, etc.

Donc on peut résumer en disant que lorsqu’une personne nous casse les pieds en s’exprimant, on empêche la communication et c’est bien naturel. Reste à définir les modalités techniques : soit on éteint le récepteur, soit on obstrue le canal de communication, soit on éteint l’émetteur.

Laïcité: neutralité ou confinement au privé?

octobre 17, 2011

Reconnaître une religion est compliqué.

Un Etat laïc doit-il être neutre vis-à-vis des religions ou doit-il les confiner au privé? La laïcité doit-elle être passive ou active? Bref, doit-on interdire les signes religieux ostensibles dans les lieux publics? La question subalterne qui alors fait souvent débat est de savoir ce qu’est un signe « ostensible ». En fait, ce qui est important est plutôt de savoir ce qu’est un signe « religieux ». Pour identifier un signe religieux, il faut identifier une religion, bref il faut reconnaitre des religions. Quand l’Etat est neutre, il ne reconnait pas les religions. Dans les faits, la neutralité de l’Etat est beaucoup plus simple à gérer que son éventuel caractère répressif. Si l’on s’adresse à l’Etat en ces termes : «La communauté catholique cherche un terrain constructible, pourriez-vous nous aider ?», l’Etat neutre répond sobrement: «Je ne connais pas cette communauté, je ne vois pas de qui vous parlez, désolé.» Quand l’Etat n’est pas neutre, sa réponse est plutôt du genre : «Je sais qui vous êtes et je n’ai pas envie de vous aider, d’ailleurs, il vaudrait mieux que vous ne vous montriez pas trop…». Bref, la laïcité se manifeste d’un côté par l’indifférence, de l’autre par la haine.

Le combat étatique contre les religions est légitime.

Si l’Etat veut confiner les religions, c’est qu’il les trouve dangereuses, c.-à-d. contraires aux valeurs du pouvoir en place. L’Etat français est déjà engagé sur cette voie lorsqu’il lutte contre les sectes jugées dangereuses pour leurs membres ou pour la société. Cependant, interdire le domaine public aux religions (c.-à-d. aux sectes ayant atteint une taille critique) est une mesure autrement plus préventive et liberticide que d’enquêter sur de petites sectes formées de déséquilibrés mentaux. L’enjeu doit être a la hauteur de l’interdiction et relever par exemple de l’ordre public, de la sante publique ou de l’unité nationale.

L’Education est en première ligne.

Même si la liberté de pensée et la liberté de conscience sont garanties par la loi, la pensée et la conscience sont fortement canalisées par le pouvoir en place. Un système éducatif nationalisé enseigne une vérité et en écarte d’autres. On choisit par exemple d’enseigner la théorie de l’évolution et pas le créationnisme divin. On choisit en cours d’Histoire de rappeler certains faits plutôt que d’autres. Il y a donc une volonté de l’Etat d’intervenir dans les consciences. Pour éviter toute interférence lors de la transmission d’un savoir, il est normal d’interdire tout signe ostensible d’une croyance concurrente.

Deux possibilités.

Pour contenir l’influence potentiellement grandissante des religions, on peut considérer deux structures étatiques différentes :

1) La première possibilité est de se doter d’une laïcité impérieuse qui débarrassera l’espace publique du religieux. L’Etat traitera toutes les religions de la même façon, en n’en privilégiant aucune. Les religions devront alors figurer sur une liste officielle et toute entité absente de cette liste sera ignorée. Les communautés de cultes seront régulièrement évaluées afin d’actualiser la liste. Il est clair qu’une liste n’empêchera pas les cas litigieux : Pourra-t-on en public porter un t-shirt avec l’inscription «Les athéistes ont raison.» sans être inquiété ? Les petites sectes seront considérées à part, comme elles le sont actuellement en France, et les plus obscures ou malveillantes d’entre elles feront l’objet d’enquêtes. C’est la solution « Mieux vaut prévenir que guérir ».

2) La deuxième possibilité est de conserver un Etat laïc neutre qui ne reconnaît aucune religion et donc ne reconnaît aucun signe religieux (ostensible ou pas), mais qui garde une capacité d’action en amalgamant religions et sectes. Toute secte qui par sa taille et son influence devient un danger pour la société fera l’objet de mesures répressives. C’est la solution « Je te laisse tranquille si tu me laisses tranquille ». Notez que plus une secte est petite, plus il est facile de l’attaquer. Déclarer qu’une religion est désormais un ennemi public est clairement guerrier.

Mes proches

juillet 24, 2011

Je suis un Français de souche. Un « Gaulois » comme on dit. Je n’ai pas construit d’arbre généalogique mais étant donné que je suis blanc, que mon nom de famille est immanquablement français et qu’il en est de même pour mes quatre grands-parents et probablement de même pour mes arrière-grands-parents, je me considère assurément Français de souche.

Si je devais choisir un groupe ethnique assez homogène au sein duquel je devais vivre, je me rapprocherais naturellement des Français de souche. Heureusement, je n’ai pas à faire ce choix. J’écris « Heureusement » parce que beaucoup de Français de souche sont insupportables. « Heureusement » parce qu’il y a d’autres gens dans ma nation avec qui je peux fraterniser. J’aimerais ici évoquer 3 autres Français, des patriotes, qui me sont proches culturellement et chers politiquement. Il s’agit de Malika Sorel, Gaston Monnerville et Eric Zemmour. Typés arabe, métis antillais et juif berbère respectivement, ils honorent la France bien plus que beaucoup de blancs.

Le meilleur de Spinoza (mort en 1677)

mai 6, 2011

« Les hommes se trompent quand ils se croient libres ; cette opinion consiste en cela seul qu’ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés. »

« Nous ne désirons aucune chose parce que nous la trouvons bonne mais, au contraire, nous jugeons qu’une chose est bonne parce que nous la désirons. »

« Le désir est l’essence même de l’homme, c’est à dire l’effort par lequel l’homme s’efforce de persévérer dans son être. »

« Comprendre est le commencement d’approuver. »

« Ne pas se moquer, ne pas déplorer, ne pas détester, mais comprendre. »

« Le repentir est une seconde faute. »

« La peur ne peut se passer de l’espoir et l’espoir de la peur. »

Pas de nation sans nationalisme

novembre 23, 2010

Selon le dosage de nationalisme, une nation se défera ou se renforcera.

Pourquoi quelque chose plutôt que rien? Parce que c’est logique.

octobre 1, 2010

Pour beaucoup, la question « pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien? » est l’ultime question philosophique. Ils se représentent l’univers comme rempli de « quelque chose » (la matière, voire d’autres choses) et s’imaginent que le contenu et le contenant pourraient simplement ne pas exister.

On échappe à cette représentation naïve en se posant la question : Peut-on imaginer un monde dans lequel 1+1=2 n’existe pas ? La réponse est non. La logique est immuable. Donc le « rien » n’est pas concevable. La matière étant définie par des propriétés logiques, elle est un sous-produit de la logique. Le monde existe grâce à la logique.